Mes distributions GNU+Linux+Gnome préférées

Mon choix de distributions Linux agréables à l'œil et au touché

J'utilise des distributions GNU+Linux depuis un certain nombre d'années.

Le gros défaut de Linux – qui est aussi sa qualité principale – est de disposer de distributions. Il est ainsi possible de trouver un système d'exploitation à sa mesure, selon sa philosophie, sans avoir besoin de monter tout soi-même depuis le début. Malheureusement, à cause de cela, il est aussi difficile de se décider sur une en particulier, tellement elles ont toutes leurs qualités et leurs défauts.

Ainsi, diversité et abondance oblige, à chaque fois qu'une nouvelle distribution apparaît ou qu'une nouvelle verson pointe le bout de son nez, je peux difficilement m'empêcher de la tester afin de savoir si elle peut m'apporter quelque chose de nouveau.

Grand fan de Gnome, même si je teste régulièrement d'autres interfaces, je reviens toujours vers elle tellement je la trouve agréable à utiliser.

Parmi tous mes tests actuels, voici mes distributions favorites.

Ubuntu

Ubuntu 21.04

De loin ma distibution préférée.

Historiquement, j'ai commencé à la suivre à partir de la version 11.04 parce qu'elle était réputée pour être simple d'utilisation et aboutie, mais son interface Gnome 2 me faisait plutôt horreur – comme toutes les interfaces disponibles pour Linux de l'époque – ce qui a fait que j'étais plutôt réticent, l'interface et le design spatial étant, pour moi, primordial… jusqu'à Gnome 3 (= version Ubunutu 12.10) pour lequel j'ai eu un vériftable coup de foudre et qui répondait à toutes mes attentes et exigences.

Là, j'ai sauté le pas et je n'ai jamais regretté.

En plus de 10 ans, je ne l'ai installé que deux fois. À chaque fois parce que je changeais de machine seulement. Chaque installation s'est mise à jour sans aucun problème par la suite et je l'utilise depuis comme système principal sans jamais aucun problème et sans discontinuité depuis lors.

En effet, l'équipe Canonical prend un soin particulier à bien tester des composants stables avant de les proposer dans une nouvelle version.

La distribution en elle-même a exactement les logiciels que j'utilise par défaut, sans en ajouter trop. Non seulement il n'y en a pas trop, mais le choix des logiciels permet de garder une homogénéité et une cohérence, là où d'autres distributions proposeront un panel d'applications ou d'outils graphiques hétérogènes, le tout reposant sur plusieurs bibliothèques graphiques – GTK, Qt, etc.

Elle fait ce que je veux, est compatible avec la plupart du matériel du marché, même le plus récent. Elle est taillée sur mesure pour moi !

Fedora Workstation (34)

Fedora 34

J'aime Fedora pour son côté professionnel. L'intégration dans l'EFI est parfaite, ce qui permet d'avoir le logo au démarrage directement avec celui du BIOS. Les mises à jour se font «à la Windows», il faut redémarrer le système et une jauge apparaît au démarrage en demandant de ne pas éteindre la machine pendant la mise à jour. C'est plus intrusif que les mises à jour silencieuses d'Ubuntu, mais ça ajoute un côté propre.

La distribution est véloce, même sur un disque à plateaux.

L'image ISO est légère puisqu'elle tient sur moins de 2 Go. Et pour cause ! Il y a le minimum de logiciels, juste les logiciels Gnome par défaut, ce qui n'est pas un mal et permet, comme Ubuntu, de conserver une cohérence logicielle.

Seul bémol : à l'installation sur un disque qui disposait d'un système antérieur, l'installateur ne propose pas d'effacer le disque, il faut lui indiquer à la main ce qui fait qu'un novice devra probablement être aidé d'une personne plus expérimentée si elle ne veut pas tourner en rond et se décourager.

À noter l'intégration de zstandard qui permet de gagner de l'espace disque et le formattage en btrfs, des outils qui seraient intéressants sur Ubuntu par défaut.

On sent d'entrée de jeu l'orientation professionnelle avec l'écran de bienvenue qui propose dès lors de créer son utilisateur comme sur un ordinateur neuf acheté en magasin.

Pour le reste, il n'y a rien de bien différent à l'usage par rapport à Ubuntu. Le matériel est très bien reconnu, l'interface est similaire. Convivial, simple, avec la mise à disposition d'une version serveur qui, à l'instar d'Ubuntu, s'intègre parfaitement à l'écosystème.

Cependant, cette distribution étant moins pébliscitée que Ubuntu, un nouveau logiciel sera probablement plus facile à trouver en .deb qu'en .rpm.

EndeavourOS : mention très honorable

EndeavourOS

Distribution fondée sur Arch Linux, avec plusieurs interfaces disponibles, ma préférée étant… Gnome (40).

Cette distribution est surtout orienté «Power User», c'est-à-dire une personne aimant utiliser son clavier, d'où une version i3/Sway disponible.

L'installateur fait un peu peur parce qu'il fait un peu vieux. Une fois l'installation terminée, il faut achever de configurer le système par une application prévue à cet effet, qui fait un peu vieille aussi et qui lance des commandes de façon visible dans un terminal.

Une vélocité hors norme, même sur un disque à plateaux lui-même sur système virtualisé. Elle répond au doigt et à l'œil, même sur un système dual core avec 4 Go de RAM seulement.

Malgré le fait que ce soit une distribution en rolling release, elle se met à jour sans problèmes.

Pour le reste, utilisant elle aussi Gnome 40, elle ressemble beaucoup à Fedora avec certaines parties toutefois spécifiques à cette distribution.

Malgré tout, on sent quand même que l'équipe de développement est plus réduite que des distributions professionnelles car certains outils – comme la capture d'écran – sont moins bien intégrés au système et les outils ajoutés et spécifiques ont une interface graphique incohérente.

Pop!_OS : pour les avancés

Pop_OS!

Distribution dérivée d'Ubuntu… mais en différent. Même si je ne suis pas fan du thème par défaut, la distribution propose quelques améliorations ainsi qu'un paramétrage plus poussé qui pourra ravir ceux qui aiment avoir le contrôle plus fin de leur interface et des options de d'utilisateur avancé.

Pop!_OS est une des rares distributions à expérimenter des choses en profondeur. Plus que tenter d'inventer du neuf avec du vieux en imitant ce qui a déjà été vu et rester d'ordre cosmétique pour illuminer les mirettes, les concepteurs de l'interface cherchent vraiment une voie différente, en proposant des options audacieuses tout en respectant le matériau de base, des fonctionnalités utiles et performantes – visionnaires pour certaines –, des expériences utilisateur élaborées non pas pour faire simplement joli, mais pour être plus efficace sans en avoir l'air – ce qui est la grande force et l'idée fondamentale de Gnome – tout en reposant sur Ubuntu, ce qui lui donne un certain confort, une sécurité d'usage et un gage de stabilité.

Cependant, ces modifications ne sont pas parfaites. Le format de la date apparaît en notation anglo-saxonne (AM/PM) alors que le système est configuré en français. Le pavage des fenêtres (window tiling) ne se fait pas parfaitement, notamment lors du passage/sortie de verrouillage.

On regrettera cependant que le système pousse à la mise à jour en indiquant que la version actuelle arrive en fin de support (le 2 juillet 2021 pour la version 20.10), ce qui donne une impression d'obsolescence logicielle forcée par un cycle très/trop court. Avoir une notification de fin de support, surtout si tôt après la version installée alors que la nouvelle version vient de sortir et qu'on peut vouloir réfléchir un peu, le temps de la tester, n'est pas dans l'habitude des logiciels libres.

De plus, tout comme Fedora, les mises à jours sont envahissantes. Elles se font «à la Windows», c'est-à-dire que le système est indisponible le temps de la mise à niveau, sur un bel écran noir, là où elles devaient être transparentes – en arrière plan.

Pop_OS!

À noter que l'installation 21.04 sur ma machine n'a pas fonctionné. L'installateur plante après 10 secondes et la session Gnome s'arrête. J'ai dû passer par une installation 20.10 puis faire une mise à niveau.

Côté logiciels, POP_OS! mise sur la simplicité, proposant le minimum pré-irstallé et laissant le soin à l'utilisateur de choisir les logiciels spécifiques à son usage.

Cette distribution est destinée aux utilisateurs de GNU+Linux avancés, aficionados de Gnome désirant des configurations plus pointues.

Zorin OS : La très bonne surprise

Zorin OS

Encore une distribution dérivée d'Ubuntu, Zorin OS est étudiée pour les débutants, anciens utilisateurs de Microsoft Windows notamment.

Bien que reposant sur Gnome, l'interface dispose de plusieurs configurations pour ressembler tour à tour à Gnome, Windows (disposition classique), Windows 11 (disposition centrée).

Contrairement à Pop_OS! qui offre une interface un peu brutale, Zorin OS propose des couleurs douces, restituant une esthétique soignée, étudiée, pensée, non agressive. L'utilisateur évolue dans un environnement qui se veut rassurant et moderne, respirant la robustesse – même s'il y a des traductions imparfaites à quelques petits endroits.

De plus, l'interface a été améliorée pour inclure un certain nombre de paramétrages complémentaires, comme la gestion intelligente de la corbeille, la rendant plus complète que Gnome classique mais sans en faire trop – comme c'est le cas pour KDE où l'on peut vite se perdre dans les méandres de la configuration.

Destinée à des débutants, cette distribution comporte la plupart des logiciels nécessaires à un usage classique : bureautique, Internet, courriel. L'image ISO est, de ce fait, un peu plus grosse.

Les connexions réseau, généralement la partie la plus fragile des dérivés d'Ubuntu, est parfaitement fonctionnelle.